Helpers français(secoureurs) par département
Dernière modification de la page le 27 septembre 2019 
 Paris et sa proche banlieue arrivent en première position. La capitale fut LA plaque tournante des réseaux d'évasion. il était aussi plus facile de cacher les évadés ou les échappés dans les grandes villes. Arrivent en seconde et troisième position, le Nord et le Pas de Calais. Plusieurs raisons amènent à ces chiffres. 

 La débâcle de 1940 a laissé dans ces départements de nombreux soldats britanniques perdus dans la tourmente de la défaite dont beaucoup également venaient de Belgique. 2 500 arriveront à regagner l'Angleterre. Les incursions des chasseurs et les bombardiers de la RAF (seule de 1940 à 1942) ont amené leur lot d'aviateurs qui ont du sauter en parachute sur ces territoires. Après 1942, les bombardements américains ainsi que la présence de couloirs de retour des bombardiers au-dessus de la région nord après leurs missions sur l'Allemagne, ont fait croître de manière directe le nombre de Helpers.  Le Nord et le Pas de Calais avec les implantations des bases de lancement des  V1 et V2 furent également fortement bombardés. Les gares ferroviaires, les centrales électriques, les usines notamment celle qui fabriquait des locomotives à Fives-Lille firent aussi partie des objectifs.

 C'était également un point de passage important des aviateurs tombés en Hollande ou en Belgique. Les villes de Lille (326 Helpers), Tourcoing(113)  et  Roubaix (115)  furent des points de convergence importants après le passage de la frontière franco-belge. Arras (64) et la présence de sa gare  sur la ligne de chemin de fer Lille-Paris  fut un noeud de rassemblement pour les aviateurs tombés dans le Pas de Calais.

 Amiens avec ses 54 Helpers est bien connue notamment en raison des difficultés de passage de la Somme avant 1942. Bapaume avec ses 24 Helpers sera marquée par une célèbre Résistante membre d'un réseau d'évasion : Henriette BALESI. Née en 1879, elle avait connu la Résistance en 1914 1918 avec Edith CAVELL. Dynamique,  déterminée et patriote jusqu'au bout des doigts, quelques aviateurs l'ont d'ailleurs surnommée "la trottinette" en notant ce pseudo sur leur rapport d'évasion tant il correspondait à cette forte personnalité et à ses convictions.

 Les grandes zones bombardées ou celles survolées par les bombardiers sont donc  facilement repérables sur ce la carte ci-dessous : La Bretagne avec ses bases de sous-marins sans oublier qu'elle fut une région très active pour le départ de nombreux bateaux emportant des évadés vers l'Angleterre, le Bordelais, la Normandie, l'Oise......Le père de Jane Birkin fut l'un des commandants d'une des vedettes rapides anglaises qui réussirent à s'approcher au plus prêt des côtes bretonnes pour embarquer les groupes d'hommes aidés notamment par le réseau Shelburn.

 Les Pyrénées pour le passage vers l'Espagne. Pour Toulouse, on compte plus de 220 Helpers. Marseille avec ses 75 Helpers restera très active avant que la France ne soit complètement envahie par l'Allemagne en novembre 1942 et l'arrestation de nombreux membres du réseau Pat O'Leary. Beaucoup de soldats anglais évadés du Nord en 1940 passeront par cette ville, amenés par de nombreux réseaux d'évasion.  

 
Pendant les vacances de Noël 1940, Cécile HERMEY, institutrice de Lille et agent du réseau Ali-France, traversera la France malgré les grandes difficultés liées aux passages de la Somme et de la ligne de démarcation pour amener à Marseille un soldat anglais, caché à Tourcoing depuis juillet. Cet acte qui semble isolé n'est absolument pas anodin. Etienne Verhoeyen, historien belge, dans son article de septembre 1994, paru dans la "Revue du Nord" tome 76, n° 306 ; "Un réseau belge du Nord : Ali-France", indique que Cécile HERMEY donna le "tuyau" à Jean DUBAR, Résistant roubaisien très lié aux organisations belges ZERO et SABOT, qui se mit alors à chercher d'autres points de passage et à créer ainsi d'autres lignes d'évasion. Avec son camarade Paul Joly, ils furent un important relais pour les réseaux belges et le sud de la France, relais opérationnel de 1940 à la libération,  avec des performances exceptionnelles malgré les nombreuses arrestations.

 Il n'est pas à douter que toute l'arborescence de construction des grands réseaux d'évasion a été influencée, de manière significative, par  les actions menées dès la fin 1940 par quelques Résistantes et Résistants de la toute première heure et qui agissaient dans le Nord de la France et en Belgique (Cécile Hermey, Olga Baudot de Rouville, Adolphine Delarue....parmi de nombreux(ses) autres....). Ils n' avaient pas accepté la résignation. Il n'est pas non plus  à douter que ceux qui suivront s'inspireront des routes tracées par leurs prédécesseurs et des points de passage qu'ils avaient indiqués, en prenant d'autres risques, ou, à minima, auront permis à d'autres de réveiller  cette conscience patriotique qui les incitera à apporter à leur tour une aide dans cette difficile mission d'exfiltration. Et pourtant, pour la grande majorité des Français en 1940, le Maréchal Pétain était une personnalité "politico-militaire" reconnue voire très estimée. Il représentant l'autorité et l'honneur de la France même si celui-ci venait d'être bafoué quelques semaines auparavant. Pour beaucoup également, contre mauvaise fortune bon coeur, le chancelier Adolf Hitler pouvait être un rempart contre le communisme. A l'opposé, il y avait les humanistes, syndicalistes ou membres de partis politiques de gauche d'avant guerre et qui pensaient tout autrement.  L'épouse de l'assureur Fernand Vanaerde de Tourcoing écrit dans ses mémoires : ".....à son retour du camp de prisonniers en août 1941, au cours de nos conversations, nous comprîmes rapidement que Papa était "Pétiniste". Il circulait dans les camps de prisonniers une telle propagande pour Pétain et son oeuvre, et pour les Allemands ! Les prisonniers recevaient un colis par mois, des tracts les accompagnaient. Ils étaient imprégnés de fausses idées. Nous étions d'accord pour ne pas le contrarier à ce sujet, nous disant qu'il comprendrait bien vite la situation et la valeur des hommes qui nous gouvernaient......Il reprit rapidement ses habitudes, après avoir accompli toutes les démarches pour sa démobilisation, il se remit en contact avec la clientèle, et, c'est ainsi qu'il se rendit compte que presque tous n'avaient pas Pétain et son gouvernement dans le coeur......". La famille de Monsieur Vanaerde semble avoir été de droite, catholique et patriote. Les répétitions de la chorale de la paroisse proche de leur domicile permirent d'ailleurs à Monsieur Vanaerde de faire connaissance avec des personnes qui s'étaient investies dans la Résistance depuis de nombreux mois. Pas moins de 25 d'aviateurs alliés seront hébergés chez eux, sans parler des convoyages effectués vers Paris,  parfois avec son fils, d'évadés pris en charge dans les gares. Il sera arrêté et déporté. Toute sa famille connaîtra les géôles allemandes de Loos Lez Lille.

  On peut raisonnablement dire qu'outre les difficultés rencontrées par les Helpers pour l'organisation et l'hébergement des "evaders" ou "escapers" et ce, dès 1940, celles-ci furent largement augmentées par deux autres, parfois même étroitement liées  : faire face d'une part à une grande majorité de la population française plutôt "volatile",voire même hostile et d'autre part à l'impitoyable répression allemande. Le grand nombre de lettres de dénonciation retrouvées dans les archives montre bien la situation de la société française gangrénée par la délation entre 1940 et 1945. Elles ne sont parfois prétextées que par de simples conflits de voisinage en complète disproportion avec leurs terribles conséquences pour les dénoncés. Deux lettres anonymes dénonçant les époux LABAYE (passeurs dans les Pyrénées) ont été retrouvées au commissariat central de Pau à la Libération. Une datée est du 21 février 1944 au Commissaire de Police de Pau. Elle indique les activités suspectes des époux et la présence de bandits espagnols dans leur cantine. La seconde envoyée à Mr le Secrétaire d'Etat à l'Ordre Public à Vichy. On y parle des époux LABAYE et de LAVIGNE ex maire de Sarrancolin destitué par Vichy. Elle se termine par "Les autorités locales sont parfaitement au courant mais personne n'agit.....Un grand patriote......Je ne signe pas de peur pour ma famille......". Mme LABAYE et ses enfants seront arrêtés et torturés. Son fils de 16 ans, libéré quasi mourrant et méconnaissable, fut hospitalisé de nombreux moisEn 1973, lors d'une visite des Archives départementales du Nord organisée par un professeur d'histoire de l'Ecole Normale de Lille, il est constaté qu'il était impossible de visiter une grande pièce car fermée d'une porte sur laquelle des scellés "Entrée interdite" avaient été posés. Ce professeur d'histoire y était également archiviste. Au questionnement des étudiants, il répondit : "Cette pièce contient des milliers de lettres de dénonciation. Si on les ouvrait actuellement, de nombreux règlements de compte seraient encore à craindre.". Rachel Nieuwyaer de Lille, déportée le 8 mars 1941, pour avoir hébergé des soldats anglais dans son épicerie, indique dans son dossier "French Helper" NARA les noms et prénoms des deux femmes qui l'ont dénoncée. Elle indique être également soucieuse de voir ses dénonciatrices punies. Jules HIMPE, toujours dans son dossier NARA, indique le nom et le prénom de l'homme qui les a dénoncés à la Gestapo. Le 2/Lt américain James HART sera arrêté à Montauban le 4 avril 1944 au domicile de son hébergeur. Jules HIMPE était sorti au moment de l'arrestation et sera contraint de se cacher chez des amis jusqu'à la Libération, non sans avoir perdu emploi et habitation. Le Brigadier Général ROUPELL, caché dans une ferme à Perriers-sur-Andelle près de Rouen entre 1940 et 1942 indique dans son rapport d'évasion qu'il a du se réfugier dans la forêt, avec un de ses capitaines, pendant quelques semaines. Le beau père du cultivateur avait dénoncé son propre beau-fils, par courrier, à la gendarmerie française en y ajoutant même les noms des évadés. Le beau-père nia farouchement être l'auteur de la lettre alors même que sa propre fille eût reconnu son écriture à la présentation de la lettre par les gendarmes venus enquêter "en civil". Quelques mois plus tard, après le départ des Anglais vers Paris et Toulouse,  le cultivateur sera  arrêté  et mourra en déportation. On signale la présence de nombreux hommes au domicile de Mme Valentine Ployart à La Madeleine ce qui laisse à penser que cette femme dont le mari est prisonnier serait "de mauvaise vie". Valentine Ployart mourra en déportation pour avoir hébergé plus de 30 soldats et aviateurs alliés.

 Sans cette "généreuse" aide d'une partie de la population française, la gestapo (avec ses 40 000 hommes environ pour 40 000 000 d'habitants) ou la milice de Vichy aurait été probablement nettement moins performante. Tous les pays occupés furent malheureusement touchés par ces dénonciations aux ravageuses conséquences.

 Anecdotiquement, on  peut noter que la délation " que les auteurs appellent pudiquement citoyenne ou patriote", si elle fut extrêmement massive pendant la seconde guerre mondiale, est malheureusement encore bien ancrée dans les habitudes de notre société humaine. En 1997, lors d'une réunion entre un commandant de brigade de Gendarmerie et un informaticien, un homme s'est présenté dans les locaux de la brigade en indiquant fièrement qu'il venait faire "son devoir de citoyen". Il avait sillonné toutes les rues de la commune en notant consciencieusement toutes les immatriculations des voitures sans justificatif d'assurance collé au pare-brise ou qui présentaient un risque pour la conduite, notamment le mauvais état des pneus. Il avait pris soin également de noter les noms des rues et les numéros des maisons où étaient stationnés ces véhicules........

 La présence des soldats anglais qu'il fallait évacuer parce qu'ils erraient dans les régions du nord  de la France et en Belgique aura donc été très probablement UN des facteurs déclencheurs de la génèse progressive de l'ensemble des organisations visant à faire sortir de France les ressortissants alliés. Organisations qui vont se créer entre l'automne 1940 et le printemps 1944 Le maillage entre Résistants de tous ces territoires, enregistré dans les bases de données du logiciel "French Helpers",  visualise assez clairement cette hypothèse. Des cartes de ce maillage  seront affichées prochainement sur le site.

 Pour le sud, le choix initial du point de convergence des évadés fut Marseille  avec le capitaine écossais Murschie, lui-même lié au Pasteur Casskie de la "Church of Scotland" qui utilisait des navires portugais neutres ou organisait la traversée des Pyrénées vers San-Sébastien. Comète utilisera ensuite très largement cette voie d'évasion. 

Le Capitaine Murschie influencera l'action de Ian Garrow. Après l'arrestation de Ian Garrow, le relais fut pris ensuite par "Pat O'Leary" (Lt Guérisse) puis ce fut "Françoise" (Marie-Louise Dissard), après l'arrestation de Pat O'Leary, qui continuera la mission jusqu'à la Libération. En décembre 1940, Cécile Hermey avait confié son premier soldat anglais à Murschie.

 Le niveau d'intensité de la couleur est proportionnel au nombre de Helpers du département. 
(Document généré avec le module de création de cartes développé spécifiquement pour être intégré au logiciel French Helpers)
Seine - Paris (*)
3383 Rhône
148 Vendée 37
Nord 1834 Cher  145 Lot et Garonne 36
Pas de Calais 1627 Moselle 128 Aude  29
Oise 772 Ariège 122 Tarn et Garonne 28
Finistère 703 Doubs 122 Haute Vienne 27
Seine et Oise (*) 679 Meuse 114 Hérault 27
Calvados 658 Vienne 108 Puy de Dôme 27
Marne 545 Alpes Maritimes 107 Corrèze 27
Somme
544 Loir et Cher 106 Gers 25
Seine Maritime 520
Haute Saône 103 Var 21
Eure 473 Bouches du Rhône 102 Ain 20
Côtes d'Armor 464 Yonne 99 Drôme 19
Aisne 364 Hautes Pyrénées 96 Vaucluse
18
Pyrénées Atlantiques 370 Dordogne 91 Isère 17
Orne 342 Maine et Loire 85 Monaco 17
Haute Garonne 319 Charente 84 Tarn 17
Ille et Vilaine 312 Mayenne 82 Haute Loire  11
Morbihan 285 Autre Pays (déménagements) 77 Creuse 10
Gironde 281 Saöne et Loire 76 Savoie 10
Vosges 279 Haut-Rhin 73 Cantal 9
Pyrénées Orientales 274 Haute Marne 73 Hautes Alpes 7
Seine et Marne 273 Charente Maritime 66 Lot 5
Eure et Loir 252 Territoire de Belfort 65 Andorre 4
Meurthe et Moselle 236 Landes 58 Ardèche  4
Ardennes 233 Côte d'Or 57 Aveyron 2
Loire Atlantique 233 Deux Sèvres 56 Lozère 2
Bas Rhin 231 Haute Savoie 48 Alpes de Haute Provence 1
Manche 211 Gard 44 Corse 1
Loiret 181 Indre 43

Indre et Loire 175 Jura 43    
Aube 171 Nièvre 41    
Sarthe 168 Allier 38    
Département inconnu 151 Loire 37    
(*) Le découpage des départements est conforme à celui de la France pendant la seconde guerre mondiale
La population française pendant la seconde guerre mondiale
L'INSEE ne peut fournir que les chiffres des recensements de 1936 et 1946, celui de 1941 n'ayant pas eu lieu.

La population française en
1936 est de ~ 41 856 000 habitants et de ~ 40 592 000 en 1946. Même si la France a  perdu environ  1 400 000 habitants entre ces deux recensements, la répartition de la population par département évolue peu comme en témoignent les deux cartes ci-dessous.

Les valeurs affichées sont calculées à partir des chiffres données par l'INSEE sur la population légale et non la population présente lors du recensement. Les sources proviennent du fichier  
RP_1946_POP_LEG.PDF : Résultats statistiques du recensement général de la population effectué le 10 mars 1943 - Volume 1 - p 112 et suivantes.

Comme pour la carte du nombre de "Helpers" (Aidants, secoureurs...), le niveau d'intensité de la couleur est calculé avec le pourcentage propre à chaque département. (Documents générés par le logiciel French Helpers)

  • 1936 : population urbaine ~ 21 971 000  population rurale ~19 935 000
  • 1946 : population urbaine ~ 21 551 000  population rurale ~18 951 000
Comme les variances entre 1936 et 1946 sont faibles sur l'ensemble du territoire, la carte suivante qui associe le nombre d'habitants du département avec le nombre de "Helpers" prend en compte le recensement de 1936. 

 Les pourcentages de "Helpers" calculé avec le nombre d'habitants en 1936  donnent des chiffres extrêmement faibles, affichés sur la carte ci-dessous.

 Le site du  journal "Le Monde, dans un article d'André Loez publié le 4 juillet 2019 pose la problématique actuelle des historiens de la Résistance : "..........La lucidité sur la période 1940-1944 a indéniablement progressé : nos contemporains ont une vive conscience des crimes et des lâchetés du régime de Vichy. Si vive, peut-être, qu’il n’est pas aisé de donner à la Résistance sa juste place historique.Trois écueils guettent en effet ses historiens. Celui de l’oubli qui, en dehors d’un panthéon restreint de figures, en efface inexorablement les noms et les gestes. ­Celui d’une simplification aujourd’hui répandue qui revient à tenir son rôle pour négligeable, en opposant à l’élite ­héroïque une « France moyenne glauque, médiocre, opportuniste », selon une image dénoncée par l’historien Pierre Laborie (1936-2017). Celui enfin d’une généralisation qui lisserait son histoire, omettant les ruptures temporelles, les décalages et tensions entre zone occupée et zone sud, France ­libre et résistance intérieure, ou encore entre gaullistes et communistes........"

 
Bien évidemment, ces "Helpers" ne réprésentent pas toute la Résistance et ne sont majoritairement présents que sur les parties de territoire  touchées par les actions de l'aviation alliée ou concernées par la débâcle de 1940. Un grand nombre de ces "Helpers" ont été aussi homologués FFC (Forces Françaises Combattantes), ont un dossier au SHD de Vincennes et sont donc inscrits sur les listes de la Résistance française. La liste établie par les autorités alliées après guerre des personnes ayant aidé à l'exfiltration est ainsi  partiellement superposable aux listes des dossiers de Résistants (FFC,RIF,DIR,FFI et FFL)  établies parallèlement par les autorités françaises 

 Cette carte pourrait représenter une image  de ce que fut la Résistance :

  • Peu de personnes impliquées
  • Des personnes héroïques
  • Des territoires plus "Résistants" que d'autres
  • Une très grande majorité de Français plutôt opportuniste
 Le département de la Seine (organisation territoriale de l'époque) avec Paris semble refléter les quatre points d'interprétation ci-dessus.


A noter, qu'entre juillet 1940 et janvier 1943, de très nombreux exfiltrés ont transité par Lyon, Marseille, Perpignan..... Le nombre de personnes  impliquées dans les réseaux d'évasion pour ces convoyages et hébergements étant relativement limité, cette organisation n'est pas visualisée  sur la carte. D'autres cartes permettront de visualiser les points de passage les plus importants.